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De la Maison St Vincent de Paul à aujourd’hui

Fidèle à ses origines, le changement de statut n’a pas modifié sa vocation de prise en charge des jeunes en difficulté et de leur insertion dans la société

Dès son arrivée devant la maison d’enfants une plaque attire l’attention du visiteur :

« MAISON FONDÉE PAR ST VINCENT DE PAUL EN 1638 celui qui a commencé l’œuvre ne cessera de la bénir »

Qu’en est-il exactement de l’origine de cette maison ?

 

Deux traditions divergent quant à la date d’arrivée des premières sœurs dans cette maison.

Pour les uns ce serait vers 1638 lors d’une épidémie qui ravageait la contrée, notamment la petite paroisse rurale de Thibouville, que St Vincent amena lui-même dans cette localité deux de ses filles de la Charité.

La deuxième version mentionne une date plus tardive, le 2 septembre 1680.

Ce qui est certain, c’est que le 30 juin de l’année 1688, une petite fille est trouvée sous le porche de l’église et baptisée par mandatement de justice.

Six ans plus tard alors que la misère la plus affreuse sévissait sur la France entière, un inconnu apporta à Thibouville, quatre jeunes enfants et abandonna à la commisération publique ces pauvres petits êtres dont l’un était âgé au moins d’un an.

Incontestablement, ces faits étaient motivés par l’existence à Thibouville d’une Maison de Charité où l’on accueillait les enfants trouvés. On trouve, dans les écrits de St Vincent, des mentions aux nourrices de Thibouville.

Un contrat du 17 octobre 1694 stipule que le Seigneur de La Rivière Thibouville a établi à perpétuité, deux sœurs de la Charité, dans les terres et Marquisat de Thibouville, pour avoir soin des pauvres malades et instruire et instruire les jeunes filles des paroisses voisines. Un nouveau contrat avec la maison mère des Filles de La Charité, passé le 31 mars 1705 est plus explicite.

Les sœurs jouissaient de la sympathie des habitants et l’on raconte que durant la révolution, incarcérées à Harcourt en 1793, un paysan se dévoua pour porter de la nourriture aux deux jeunes détenues, et le peuple ayant demandé leur mise en liberté, celle-ci a été obtenue.

En 1822, le feu détruisit la modeste chaumière qui avait si longtemps abrité les servantes des pauvres. Quelques mois plus tard, le conseil municipal et les plus hauts imposés de la commune, se réunirent pour délibérer sur l’urgence et la nécessité de rétablir la maison des sœurs de l’Institution St Vincent de Paul.

Ce fut le début d’une longue histoire, mais la maison ne fit plus beaucoup parler d’elle jusqu’en 1918 ou survint une nouvelle catastrophe : un feu dévorant, activé par un vent violent, chasse de la maison quelques cent vingt cinq enfants et leurs religieuses. Tout fut détruit, sauf la chapelle mais la reconstruction fut menée à bien. Cet événement fut peut-être aussi le point de départ de nouvelles activités pour mieux aider les jeunes de l’époque.

A l’orphelinat fut d’abord adjoint un « ouvroir », fréquenté par les jeunes filles.

Elles y apprenaient à coudre et à broder.

 

En 1938, l’école primaire fut ré ouverte. Elle avait été fermée en 1904 à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Cette école accueillait en même temps que des fillettes de l’orphelinat, des petites « parisiennes » réfugiées. Elle s’ouvrit progressivement aux enfants du village et des communes des alentours et a fonctionné 50 ans.

Mais ce n’était pas encore suffisant pour les responsables de l’époque qui ont cherché, à partir de 1946, comment mieux préparer les jeunes à la vie professionnelle qui les attendait à la sortie de l’établissement dans un département dont la vocation est essentiellement agricole.

C’est ainsi que peu à peu le centre ménager rural vit le jour. Reconnu dès 1953, il préparait aux C.A.P. d’arts ménagers et aux brevets d’apprentissage ménager agricole. Cette école dut sa renommée à la ferme modèle qui comportait tout le matériel nécessaire à la polyculture, l’élevage, un poulailler et un demi-hectare de potager. Malgré un enseignement au plus près de la réalité, l’école a du fermer ses portes en 1977, en raison de la restructuration complète de l’enseignement agricole.

Au fil du temps, les sœurs de St Vincent de Paul ont définitivement quitté l’établissement et ont laissé la place à des éducateurs et des personnels de services généraux et administratifs dans le cadre de la « Maison des enfants » (Agir avec Vincent de Paul), qui a en charge garçons et filles de 5 à 18 ans en difficulté issus, pour le plupart, du département.

Cette instance veut relever le défi de rester fidèle à ses origines, en se tournant délibérément vers l’avenir. Monsieur Vincent, le créateur, était un grand organisateur en matière d’œuvres de charité. Son sens de l’à propos et de la réponse adaptée aux situations qu’il rencontrait, l’ont amené à trouver des solutions nouvelles, souples et évolutives pour répondre aux cris de la pauvreté qui marquèrent son siècle. Aujourd’hui l’esprit demeure avec le soutien et l’assistance à la détresse…

 

Association
AGIR AVEC VINCENT DE PAUL
2 rue St Vincent
27800 THIBOUVILLE

Tel 02 32 45 02 19
Fax 02 32 45 60 40